Théatre d’exercice
28/01/15
L'exercice et le repos.
Celui-la fut découvert plus tard ; pourtant, il nous regardait nous agiter dans nos tâches journalières depuis toujours.
Seulement, il était resté inaperçu car son tronc prenait racine dans la fange marécageuse, inaccessible à mes explorations régulières sauf pendant les mois secs d’été.
Ce jour là prolongeait trois semaines de sécheresse. Je me trouvais au milieu de broussailles à l’ombre de quelque arbre, à me frayer un chemin à grand coup de bâton, quand je débouchai sur une petite clairière occupée par un chêne qui servait de poteau à une clôture devenue inutile depuis des année.
Je prenais appuis sur le fil de fer barbelé pour atteindre la première branche bien droite à l’horizontal.
L’étage supérieure se déployait en étoile de manière fort commode. Levant les yeux, je découvrit une succession de branches comme autant de marche d’un escalier hélicoïdal.
Irrésistiblement attiré, je progressais en une dizaine d’étapes jusqu’à la cime et vis enfin un panorama dégagé dans lequel le fleuve régnait.
Ainsi apparaissait ma futur salle de sport végétale cachée par un feuillage dense.
L’exercice consisterait à grimper et redescendre le plus rapidement.